Thursday, January 31, 2008

-Nicolas Sarkozy : le désamour-

.

Reçu ce matin, sur le groupe "Lecteurs-Figaro", un courrier de Francois Lafaye qui fait une analyse fine et précise, et que je partage mot pour mot, de ce sentiment que beaucoup de Français probablement, commencent à ressentir à l'égard de Nicolas Sarkozy. Désillusion à la mesure de l'espoir mis en lui et qui explique les sondages "trous d'air" :

" Chute dans les sondages de Nicolas Sarkozy : espérons que parmi les courtisans qui l'entourent, il est un conseiller en communication moins lâche que les autres qui aura le courage de dire à M. Sarkozy :

Que déjà, dans ses premiers mois de présidence, ses gamineries de parvenu du pouvoir avaient inquiété plus d'un admirateur, qui espérait qu'il mûrirait vite.
Que son chagrin affiché, impudique, lorsque Cecilia l'a quitté, avait paru sincère et durable à ceux qui croyaient en lui.
Que soudain, sa passion pour un demi-mondaine -aspirant à devenir mondaine- a complètement désorienté son électorat, qui sait bien que d'ici quelques mois ce couple va sombrer dans des histoires d'alcôve tout aussi médiatisées, pour la plus grande joie de ses ennemis, et pour le plus grand profit de la presse de caniveau ...
Que cette chanteuse ose réclamer 500.000 euros à Ryan Air pour avoir utilisé son image prouve son manque d'humour, elle qui n'a pas craint de se vendre au mépris de toute pudeur.. et que cela ajoute le comble du ridicule à l'indécence ...
Que N. Sarkozy incarnait une sorte de rupture morale d'avec la corruption et les coucheries de ses prédécesseurs,
Que dans le monde qu'il devrait connaître, il n'est plus d'autorité sans exemplarité
Que l'on enseigne le respect jusqu'en banlieue, et que c'est manquer totalement de respect à son électorat que se comporter en nouveau riche avec tant d'ostentation ...
Que certes sa magie du verbe est intacte, mais qu'on l'écoute désormais avec scepticisme, craignant qu'il n'aille demain affirmer le contraire de ce qu'il avance avec tant de talent et de détermination aujourd'hui ...
En un moment grave pour le pays, on pouvait espérer qu'il se comporterait de manière sérieuse, appliquée, préoccupée. Mais son anniversaire avec des "pipoles" montre qu'il ne vit pas dans le même monde que nous ...
Son élection, c'était une belle histoire d'amour avec la majorité des Français. Mais on sait ce que devient une passion déçue : de la haine. Son électorat montre sa colère dans les sondages et n'en doutons pas, le pouvoir d'achat ne vient qu'en second dans cette immense déception.
Qu'il y prenne garde, et qu'il ne s'étonne pas que cette désamour s'exprime violemment dans les urnes, et que ce n'est pas l'entrée de Jack Lang au Gouvernement qui va rassurer.
Qu'il est encore temps de mûrir, de se faire discret, exemplaire, et d'établir un mur entre sa vie privée qui au mieux ne nous concerne pas, au pire nous irrite, voire nous révolte.
Que les Français oublient vite,
Que bien des choses peuvent encore être sauvées, mais qu'il est plus tard qu'il ne le pense."

F. Lafaye



************



NICOLAS SARKOZY : THE "UNLOVE" AFFAIR


We received this morning a mail from Francois Lafaye on the "Lecteurs-Figaro" newsgroup, who gives a fine and precise analysis which I share, word for word, of this feeling that most French are probably starting to feel regarding Nicolas Sarkozy. A disillusion matching the hope that was put into him that explains his falling-into-the-abyss popularity surveys :

" Nicolas Sarkozy's free-fall popularity rates : let us hope that among the courtiers who surround him there will be one communication/public relations adviser, less coward than the others who will have courage to tell Mr. Sarkozy :

That already, after the first months of his tenure, his childish behaviour of self-made power wielder had already started to worry many of his admirors, who had hoped he would mature quickly.
That the sorrow he shamelessly displayed when Cecilia left, appeared sincere and lasting for those who believed in him.
That suddenly, his passionate love affair for a half-mundane -yearning to become a fully fashionable mundane- completely confused his electorate, that knows quite well that within a couple of months this couple will disappear between the sheets of the secret affairs that will be just as much exploited by the media, to the greatest joy of his enemies, and for the greatest profit of the gutter press ...
That this singer dares to claim 500.000 euros to Ryan Air for having used her image, which proves her lack of sense of humour, since she didn't hesitate to sell her image with contempt for any decency. And that adds to indecency the summit of ridiculous ...
That N Sarkozy embodied a kind of moral rupture with the corruption and affairs of his predecessors,
That in the world which he should know, there is no authority anymore without exemplarity.
That one teaches respect all the way to the suburbs, and that it is totally disrespectful towards his electorate to behave as a nouveau riche in such an obvious way ...
That certainly the magic of his words is still intact, but that one listens to them with skepticism, fearing that tomorrow he will affirm the opposite of what he defended with such talent and determination today ...
During this important moment for the country, one could have hoped that he behaved in a serious way, dedicated, worried. But his birthday with "pipoles" proves that he does not live in the same world we do ...
His election was a beautiful love story with the majority of the French. But one knows what becomes of disappointed passions : hatred. His electorate shows its anger in the surveys and let us not doubt it, the purchasing power of the French only comes second in this huge disappointment.
That he should be cautious and not astonished if the "unlove" expresses itself violently in the ballot boxes, and the appointment of Lang Jack to the Government is not what will reassure in any way.
That there is still time to mature, to become discrete, exemplary, and to protect his private life with a big ball, for it at best does not concern us, and in the worst case irritates us, even revolts us.
That the French forget quickly,
That many things still can be salvaged, but that it is later than he thinks it is"

F Lafaye




**************************

Wednesday, January 30, 2008

-WOMEN IN FILM-

FEMMES AU CINEMA


Pour faire le pendant aux Femmes dans l'Art, là, eggman 913 de son pseudo, artiste accompli lui-même du morphing, nous livre sa vision des Femmes au Cinéma : les fabuleuses stars, américaines surtout et d'une certaine époque, splendides et magnifiques, inoubliables, et quelques actrices de notre époque fort jolies aussi.

Ah les femmes !






****************


WOMEN IN FILM

Following his "Women in Art", eggman 913 - his pseudo - who is an accomplished artist himself of morphing, grants us with his vision of "Women in Film" : fabulous stars of the moment, american mainly, splendid and gorgeous, unforgettable, and some very pretty actresses of our time too.

Oh those women !


**************************

Tuesday, January 22, 2008

-LA MARCHE DE LA DEMOCRATIE-

.

"Personne ne prétend que la démocratie soit toute perfection ou sagesse. En effet on a dit que la démocratie était la pire forme de gouvernement à l'exception de toutes les autres."
- Winston Churchill, 1947 A.D.
Où la démocratie a-t-elle dominé et ou a-t-elle battu en retraite ?
Cette carte nous donne un ballet visuel de la marche de la démocratie à travers l'histoire, comme la plus populaire forme de gouvernement.
Des premieres républiques de l'antiquité jusqu'à l'avènement des nations qui s'autogouvernent voyez l'histoire de la démocratie : 4000 ans en 90 secondes !


****************



DEMOCRACY

"No one pretends that democracy is perfect or all-wise. Indeed, it has been said that democracy is the worst form of government except all those other forms that have been tried from time to time."
- Winston Churchill, 1947 A.D.


Where has democracy dominated and where has it retreated ?
This map gives us a visual ballet of democracy's march across history as the most popular form of government. From the first ancient republics to the rise of self-governing nations, see the history of democracy: 4,000 years in 90 seconds...!

On http://www.mapsofwar.com/


**************************

Monday, January 7, 2008

-Que Dieu benisse l'Amerique et ses Boys-


Depuis que je vis aux Etats-Unis, je ne manque jamais une occasion de saluer et de remercier les représentants des forces de l'ordre quand j'ai la chance de les rencontrer. L'Amérique est une terre de loi et la loi (appliquée) est ce qui a fait, continue de faire et fera encore cette grande nation...
Parmi ceux que je rencontre, ce sont les membres de l'Armée Américaine tout particulièrement que je salue, en n'oubliant jamais de leur mentionner que je ne suis pas un citoyen Americain mais que je suis conscient de leur sacrifice et aussi de la dette que le reste du monde, qu'il soit conscient de sa liberté ou non, a envers eux.
En cette nouvelle année, quelle chance de pouvoir comme Michael Barone ci-dessous se féliciter des succès de l'Amérique de George W. Bush et ne pas songer uniquement à tout ce qui va (ou pourrait) aller mal.


Les leçons de la strategie anti-insurrectionnelle
par Michael Barone.


Il y a des leçons à tirer du succès remarquable de la stratégie anti-insurrectionnelle en Irak.

* Première leçon : aucune mission n'est impossible pour les forces armées des Etats-Unis. Il y de cela un an, on pensait généralement et non pas uniquement les nouveaux dirigeants Démocrates élus au Congrès mais également dans de nombreux cercles du Pentagone, que contenir la violence en Irak était impossible. Aujourd'hui nous en sommes les temoins.
Ceci s'est deja produit au cours de l'histoire Américaine. Les forces de George Washington semblaient sur le point d'être défaites à plusieurs reprises dans les terribles années précédant Yorktown. Les généraux d'Abraham Lincoln aussi semblaient ne pas avoir de succes dans la guerre civile et en août 1864, on a largement cru qu'il serait battu lors de sa réélection. Mais finalement Lincoln a trouvé les généraux adequats. Sherman a pris Atlanta et marché vers la mer et Grant a poussé en avant en Virginie. Franklin Roosevelt a, quant a lui, sélectionné d'emblée les bons généraux et amiraux au cours de la seconde guerre mondiale, mais les premières années de celle-ci sont pleines d'erreurs et de fautes. Et même le Vietnam n'est pas nécessairement un contre-exemple. Ainsi que Lewis Sorley le défend avec persuasion dans "Une Meilleure guerre : Les Victoires Non Relevées et la Tragédie Finale des dernières années de l'Amérique au Vietnam", le General Creighton Abrams avait entamé une stratégie de victoires des 1972. Le Vietnam du sud est tombé trois ans après, quand l'armée vietnamienne du nord a attaqué en masse, et que le Congrès Americain a refusé l'aide que les Etats-Unis avaient promise. George W. Bush, tout comme Lincoln, a pris son temps pour trouver les meilleurs généraux. Mais il est clair maintenant que la stratégie "Montons vers l'Avant" anti-insurrectionnelle conçue par les Généraux David Petraeus et Raymond Odierno a réussi là où la stratégie du "Demeurer Spectateur" utilisée par leurs prédécesseurs avait échoué.
Oui, les troupes Américaines constituent bien la force militaire la plus capable de l'histoire. Il leur faut juste recevoir les bons ordres.

* Deuxième leçon : il est plus facile de transformer une société en partant du bas vers le haut qu'à partir du haut en descendant vers la base. Les critiques de Bush se concentrent encore et toujours sur les manquements du Gouvernement Central Irakien pour conclure un accord sur les questions importantes -- bien que les revenus du pétrole soient déjà redistribués aux diverses provinces. Nous avons persuadé les Irakiens d'élire leur parlement dans des listes nationales de chaque parti (censées inclure plus de femmes) plutôt que d'élire des zones à membre unique qui auraient élu des chefs de communauté, davantage au contact de l'opinion locale. Mais l'impulsion pour le changement est venue du bas vers le haut, à partir des cheiks tribaux dans la province d'Anbar qui s'est fatiguée de la violence et de l'oppression d'Al Qaeda en Irak, des Shiites et de Sunnites qui, une fois certains de la protection assurée par les forces américaines et les nouveaux militaires irakiens, ont décidé de cesser de se tuer. Ils n'on pas attendu des ordres de Bagdad ou une législation nouvellement mise en place avec la bonne orthographe et la ponctuation corrigée.
Et notre propre histoire récente devrait nous avoir enseigné que la "transformation ascendante", issue des laboratoires locaux de réforme, peut souvent atteindre les résultats qui semblaient impossibles aux dirigeants nationaux. Au début des années 90 nous semblions souffrir de problèmes insurmontables de dépendance à l'assistanat social de l'Etat et de criminalite galopante. Les experts arguaient du fait que nous ne pourrions pas espérer d'amélioration. Mais l'état fédéral et les dirigeants locaux se sont mis au travail et ont prouvé qu'une amélioration était possible. Citons parmi ceux-ci, le Gouverneur du Wisconsin, Tommy Thompson pour l'aide sociale et le maire de New York Rudy Giuliani pour la criminalité ainsi que de nombreux autres, pour la plupart Républicains mais aussi de nombreux Démocrates. Le gouvernement fédéral est venu a la charge dans cette strategie mais uniquement après que le succès ait été obtenu dans des états et des villes à travers le pays.
À ce jour, la dépendance a l'aide sociale e la criminalite ont diminué de plus de moitié et ce sont des sujets ayant pratiquement disparu en tant que sujets politiques.

* Troisième leçon : cela ne paie pas de parier contre l'Amérique. Ainsi que Walter Russell Mead l'explique dans son ouvrage tranchant (et amusant) "Dieu et l'Or : La Grande-Bretagne et l'Amérique ou la fabrication du monde moderne", la Grande-Bretagne et l'Amérique ont construit les plus prospères et les plus créatrices des économies que le monde ait jamais vues et elles ont été victorieuses dans tous les conflits militaires majeurs (excepté lorsqu'elles se sont combattues) depuis la Révolution Glorieuse de 1688. Plusieurs de ces victoires ont été obtenues au cours de conflits bien plus eprouvants que ce à quoi nous avons fait face en Irak.
Certains des critiques de George W. Bush semblent s'etre réjouis de la perspective de la défaite américaine et d'autres refusent tout simplement de reconnaître le succès qui a été obtenu. Mais il s'avère qu'ils l'ont "mal-sous-estime" de nouveau, tout comme ils ont "mal-sous-estime" la compétence de l'Armée Américaine et des Peuples Libres travaillant de la base vers le haut à transformer leurs sociétés pour le meilleur. Ce sont des choses dont nous devrions être reconnaissants avec cette nouvelle année qui commence.
L'Amiral


 
****************


GOD BLESS AMERICA AND ITS BOYS

Since I live in the US, I have never missed the opportunity to greet and thank any law-enforcement officer or representative I have the chance to encounter. America is a land of (enforced) law and this is what has saved, still saves and will save this great nation...
And when I encounter members of the US Army particularly, I salute them and mention that I am not an American citizen, but that I am aware of their sacrifice and also of the debt that the free world, wether he realizes it or not, has towards them.
What a chance to be able, like Michael Barone below, to rejoice in the successes of George W. Bush's America, and not only reflect on everything that goes (or could go) wrong.


Lessons From the Surge
By Michael Barone

There are lessons to be learned from the dazzling success of the surge strategy in Iraq.

* Lesson one is that just about no mission is impossible for the United States military. A year ago it was widely thought, not just by the new Democratic leaders in Congress but also in many parts of the Pentagon, that containing the violence in Iraq was impossible. Now we have seen it done.
We have seen this before in American history. George Washington's forces seemed on the brink of defeat many times in the agonizing years before Yorktown. Abraham Lincoln's generals seemed so unsuccessful in the Civil War that in August 1864 it was widely believed he would be defeated for re-election. But finally Lincoln found the right generals. Sherman took Atlanta and marched to the sea; Grant pressed forward in Virginia. Franklin Roosevelt picked the right generals and admirals from the start in World War II, but the first years of the war were filled with errors and mistakes. Even Vietnam is not necessarily a counterexample. As Lewis Sorley argues persuasively in "A Better War: The Unexamined Victories and Final Tragedy of America's Last Years in Vietnam," Gen. Creighton Abrams came up with a winning strategy by 1972. South Vietnam fell three years later when the North Vietnamese army attacked en masse, and Congress refused to allow the aid the U.S. had promised.George W. Bush, like Lincoln, took his time finding the right generals. But it's clear now that the forward-moving surge strategy devised by Gens. David Petraeus and Raymond Odierno has succeeded where the stand-aside strategy employed by their predecessors failed.
American troops are surely the most capable military force in history. They just need to be given the right orders.

* Lesson two is that societies can more easily be transformed from the bottom up than from the top down. Bush's critics are still concentrating on the failure of the central Iraqi government to reach agreement on important issues -- even though the oil revenues are already being distributed to the provinces. We persuaded the Iraqis to elect their parliament from national party lists (reportedly so that it would include more women) rather than to elect them from single-member districts that would have elected community leaders more in touch with local opinion.But the impetus for change has come from the bottom up, from tribal sheiks in Anbar province who got tired of the violence and oppression of al Qaeda in Iraq, from Shiites and Sunnis who, once confident of the protection of American forces and of the new Iraqi military, decided to quit killing each other. They did not wait for orders from Baghdad or for legislation to be passed with all the i's dotted and t's crossed.
Our own recent history should have taught us that bottom-up transformation, in local laboratories of reform, can often achieve results that seemed impossible to national leaders. At the beginning of the 1990s we seemed to have intractable problems of high crime and welfare dependency. Experts argued that we couldn't hope for improvement. But state and local leaders got to work and showed that change for the better was possible. They included Wisconsin Gov. Tommy Thompson on welfare and New York Mayor Rudy Giuliani on crime control and many others, mostly Republicans but many Democrats as well. The federal government came charging in only after success was achieved in states and cities across the country.
By now welfare dependency and crime have fallen by more than half, and they have virtually disappeared as political issues.

* Lesson three is that it doesn't pay to bet against America. As Walter Russell Mead explains in his trenchant (and entertaining) "God and Gold: Britain and America and the Making of the Modern World," first Britain and then America have built the most prosperous and creative economies the world has ever seen and have prevailed in every major military conflict (except when they fought each other) since the Glorious Revolution of 1688. Many of those victories have been achieved in conflicts far more grueling than what we have faced in Iraq.
Some of George W. Bush's critics seem to have relished the prospect of American defeat and some refuse to acknowledge the success that has been achieved. But it appears that they have "misunderestimated" him once again, and have "misunderestimated" the competence of the American military and of free peoples working from the bottom up to transform their societies for the better. It's something to be thankful for as the new year begins.



**************************

Tuesday, December 18, 2007

-SANTA CLAUS : le retour-


Tout le monde sait que notre Père Noël, sympathique personnage jovial et ventripotent, à la longue barbe blanche et à l'habit rouge, est capable de distribuer tous ses cadeaux dans les maisons, en une seule nuit, le soir de Noël, en se déplaçant sur un traîneau volant tiré par ses huit rennes : Fougueux, Danseur, Fringant, Rusé, Comète, Cupidon, Tonnerre et Éclair, avec un neuvième, qui les mène, le petit dernier Rudolphe, le plus connu, l'illustrissime renne au nez rouge.
Mais ce que tout le monde ne sait pas forcément, c'est QUAND le Père Noël va passer. Certains le savent parfaitement bien pourtant : ce sont les satellites du NORAD.
Eh oui ! cela fait plus de 50 ans que le très sérieux Centre de Commande qui surveille et défend l'Espace Aérien Nord Américain, le NORAD ( North American Aerospace Defense Command ), suit à la trace tous les déplacements de ce bon Père Noël autour du Globe, et sait à tout instant où il se trouve.
Tout cela a commencé en 1955 : un grand magasin avait publié dans un journal du Colorado une annonce publicitaire, qui donnait un numéro de téléphone exclusif pour joindre le Père Noël. Par erreur, le numéro indiqué menait directement au Centre d’urgence du Commandement de la défense aérienne continentale (Conad), le prédécesseur du Norad, situé au Colorado. Submergé par le nombre d’appels d’enfants, l’officier de service leur avait alors expliqué qu’il était l'assistant du Père Noël et qu’il pouvait suivre son trajet sur ses écrans radar.
Depuis, chaque année, une ligne téléphonique au Norad a été mise en service pour indiquer aux enfants curieux et impatients où se trouve le Père Noël.
Progrès oblige, en 1997, tout ce programme s'est installé sur internet, sur le site du Norad. On peut donc y trouver tous les renseignements que les spécialistes du Norad ont recueillis au fil des années sur le Père Noël. Et aussi comment le père Noël réussit à apporter des cadeaux à tous les enfants du monde en une seule nuit, le 24 décembre, et encore comment les satellites du Norad réussissent même à détecter le nez rouge du renne Rudolphe.
Et cette année, Google Maps, Google Search, iGoogle et YouTube participent à cette poursuite du Père Noël dans sa course. Donc ne le ratez pas durant la nuit du 24 décembre, il pourra être localisé, à tout moment, sur le site du Norad ...




****************



SANTA CLAUS : the come back

Everyone knows that our Santa Claus, jolly and chubby character, with the long white beard and the red costume, is capable of distributing all his gifts in the houses in only one night, on Christmas eve, moving on a flying sledge drawn by its eight reindeers : Dasher, Dancer, Prancer, Vixen, Comet, Cupid, Donder and Blitzen, with a ninth that leads them : the latest and most well-known, the awesome red-nosed Rudolph !

But what one does not necessarily know, is WHEN Santa Claus drops by. Some however know this perfectly well : the satellites of the NORAD.
And yes ! for more than 50 years the very serious Command Center which supervises and defends the American Northern Airspace, the NORAD (North American Aerospace Defense Command), tracks all movements of this good Santa around the Earth, and knows at any moment where he is.

It all started in 1955 : a Department store had published in a Colorado newspaper an advertisement which featured an exclusive telephone number to contact Santa Claus. By mistake however, the indicated number connected directly to the Emergency Command Center of continental air defense (Conad), the ancestor of Norad, located in Colorado. Overwhelmed by the number of calls from children, the officer on duty had then explained that he was the assistant of Santa Claus and that he could follow his course on his radarscopes.
Since then, each year a telephone line from Norad has been devoted to inform curious and impatient children where Santa Claus is.
Following technical advancements, in 1997 the whole program was put on Internet, on
the Norad Site. This is thus the place to find all the information the Norad specialists have collected on Santa Claus over the years. And also how Santa Claus succeeds in bringing gifts to all the children of the world in only one night, on the 24th of December, or how the satellites of Norad even succeed in detecting the red nose of Rudolph.
As of this year, the eager ones will be able to use Google Maps, Google Search, iGoogle and YouTube that contribute to the tracking of Santa Claus.
Thus, don't miss him through the night of December 24th, he could be located on the Norad site constantly ...

**************************

Sunday, December 16, 2007

Amical, genereux, en un mot ... Americain !



Quand on vit dans un pays étranger, on finit peu à peu par s'habituer à ce qui, au départ, vous étonne. N'étant pas de nature à critiquer ce qui est nouveau, je suis plutot rapide à adopter certaines coutumes ou pratiques. Ce qui fait qu'à plus ou moins longue échéance, je finis par ne plus avoir la même capacité à m'étonner et donc à vouloir le commenter.
Il reste toutefois que certains traits des Américains sont inévitablement remarquables pour un européen ayant été élevé sur le vieux continent et sont si agréables qu'on ne peut s'empêcher d'y penser et de les relever.
Avant toute chose, les américains sont polis. Je n'en ai encore rencontré aucun qui ne m'ait pas salué. Que ce soit le "how 'you doing" (comment allez-vous) ou le "what's cooking" (litteralement : qu'estce qui cuit dans la marmite) ou autres "y'all" (vous z'ot), ils vous saluent. Dans tous les magasins, dans les rues, pour tous les services, ils vous reconnaissent, s'adressent à vous avec le sourire et s'ils ne comprennent pas ce que vous voulez, demandez ou faites, ils attendent que vous donniez des explications pour essayer de vous aider. Que ce soit pour regler une facture, pour acheter un objet ou pour vous donner un conseil utile et amical, ils vous reconnaissent en tant qu'individu.

Et l'un de leurs traits les plus charmants sans conteste doit être leur gentillesse et leur générosité. Ce n'est pas pour rien qu'on trouve des paquets alimentaires peu chers pour les démunis dans les grands supermarchés locaux ou des repas gratuits dans toutes les églises, quand ils ne sont pas distribués directement dans la rue.
Et quand on vit ici, on découvre ces traits et leurs conséquences. Ici un simple voisin partant au travail vous dira qu'il vous laisse sa porte d'entrée ouverte parce que vous aviez offert de lui garder son chien. Là, un inconnu ayant placé une petite annonce pour vendre sa table vous dira que le meuble est sous le porche et que la grille de la maison est ouverte, qu'il suffit de passer le prendre et de glisser les sous convenus sous la porte du garage ...
Paradoxalement, étant d'une culture de village en France où tout le monde s'épie et se méfie du voisin, j'ai découvert une culture de voisinage, où a priori on fait confiance, où on ne vous soupconne pas de quelque méfait avant de vous connaître. On se sent comme dans un petit village où les gens se respectent et se font confiance.
Il existe sans doute des raisons historiques pour ceci, mais comme un ami me l'a formulé : on ne t'invitera pas pour se taper sur le ventre comme si l'on avait élevé les cochons ensemble, mais si tu te retrouves en mauvaise posture et démuni, ne sachant que faire, l'américain qui passe, s'arrête toujours pour t'aider et te prêter main forte, parce qu'il se sent toujours concerné et parce qu'il a déjà rencontré quelqu'un dans une situation similaire.
Les américains que je rencontre tous les jours sont en général de bonne humeur, rient dans leur travail aussi et ne souffrent pas de stress évident. Ils règlent leurs problèmes immédiatement quand ils le peuvent, ne sont pas impatients.
Au contraire de tant de francais, qui semblent tellement détester leur travail ou en vouloir à l'existence, qu'ils vous donnent l'impression qu'ils vous le font payer parce que vous venez de rentrer dans leur magasin ou autre lieu de service.

Tous les jours je me félicite un peu plus d'avoir pu échanger mon village Gaulois contre le soleil de la Floride.


L'Amiral


**************


Friendly, Generous...in one word : American !


When one lives in a foreign country, one tends to get used little by little to what at first seemed surprising if not astonishing. Since I am not really inclined to criticize what is new I am usually quick to adopt other people's habits or tradityions. This means thatin tje long run, I loose my ability to be surprised and thus to feel like commenting it.
There remain however sopme American traits so pleasant and so characteristic to a European having been raised on the old continent that I can not help thinking about them and remarking them.
First of all, Americans are polite. I have yet to meet somebody who wouldn't greet me. Wether it is "how are you doing" , "what's cooking " and other "y'all" , they salute you, usually with a smile. In every store, in the streets, at all services, they recognize you, and if they do not understand you they try to get some explanations concerning what it is that you want. Wether it is for paying a bill, buying something or simply to give you helpful and friendly piece of advice, they aknowledge you as an individual being. And one of their most charming and pleasant character traits is without doubt their kindness, and generosity. There is indeed a reason for finding cheap turkeys at local supermarkets for the poor's Christmas, or free meals at all churches or even in the streets.
And when living here you learn about this trait and its consequences. For instance, your neighbour will let his door open when going to work because you offered to take care of his dog. Or the seller of furniture you contacted by a small ad will tell you to drop by his place even if he's not there because you can just pick up your stuff and push the agreed upon sum under the garage door ...
It's a strange paradox, having come from a culture of village in France where everybody distrusts and spies on his neighbours, I discovered a culture of neighbourhood, where people rather start by trusting you and where they don't suspect you of ill-doing before meeting you.
There are without doubt historical reasons for this, but as one friend told me : people won't invite you to their homes and laugh with you as if you were raised together immediately. But if you end up stranded on the road, not knowing what to do, total strangers will stop and give you a hand. Maybe because once they have been there, or have known somebody who was.
The Americans I meet are usually happy people, in a good mood, and seem to enjoy life and their work. They try to adress their problems right away when they can, do not obviously stress, are not impatient. Nothing in common with the average french worker who seems to be picking on you just because you came to them and they hate their job, their life, or whatever, and seems intent on making you pay for it.

No day goes by without me thanking God for having been able to exchange a Gallic village for a sunny Florida neighbourhood.


**************************

Thursday, December 13, 2007

-UNE ETOILE EST NEE-

En mars dernier, au Wales Millenium Center de Cardiff au Pays de Galles, avait lieu une émission de "télé-crochet" de la chaine britannique ITV : " Britains's Got Talent", menée par un jury de trois personnes auditionnant les futures vedettes.
Se présente un petit bonhomme étonnant, plutôt discret, un peu gauche, et qui dans la vie, vend des téléphones mobiles.
Avant l'émission il confie qu' à l'école on se moquait de lui et que, depuis, il manque de confiance en lui.
Quand il se présente sur scène, un peu mal fagoté, visiblement mal à l'aise et tendu, le scepticisme du jury, à la limite du goguenard, est visible.

Et puis il se met à chanter ...






L'émotion à l'état pur ! Cet aria très connu : Nessun dorma du Turandot de Puccini, il en fait de la magie, du don sans calcul. C'est irrésistible et ça donne le frisson.

Et en voici encore un peu, pour la grande finale qu'il a remportée. Ah il s'appelle Paul Potts et on n'a pas fini d'entendre parler de lui ...






**************


A STAR IS BORN


Last March, at the Wales Millenium Center of Cardiff in Wales, the broadcasting of an American Idol type on British ITV took place. Titled "Britains' s Got Talent", it was carried out by a jury of three people auditioning the future stars.
Suddenly a rather discrete, somewhat weird and clumsy little man, who sells mobile phones for a living, appears. Before the broacasting, he confided that at school the others used to make fun of him and that ever since he had lacked confidence in himself.
When he presents himself on stage, slightly badly dressed, obviously ill at ease and stressed, the skepticism of the jury, almost mocking can be felt.
And then he starts to sing ...

A moment of pure and raw emotion ! He turns this very reknowned aria : "Nessun dorma" from Puccini's Turandot into magic, without any calculation. It is irresistible and gives the shivers.
And here's s a little bit more, for the great final that he won. Oh by the way, his name is Paul Potts and this isn't the last time you will hear his name ...



**************************

Wednesday, December 12, 2007

-NOEL - CHRISTMAS 2007-

.


Noël au plus haut niveau
Christmas at the highest level


Comme chaque année à la Maison Blanche, cette période de Noël est l'occasion de journées de liesse et de festivités.
Like every year at the White House, this Christmas Holiday is the opportunity for days of rejoice and festivities.



Pour célébrer la période de Noël, le Président George W.Bush et Madame Laura Bush posent devant l'arbre de Noel dans la Blue Room de la Maison Blanche.
Celebrating the 2007 holiday season, President George W. Bush and Mrs. Laura Bush pose in front of the Christmas Tree in the Blue Room of the White House.

Là c'était le 29 Novembre et la First Lady Laura Bush, présentait à la Presse les décorations de cette année : elle discute avec le Chef Cristeta Comerford dans la Grande Salle-à-manger de la Maison Blanche, le thème choisi cette année étant "Holiday in the National Parks".
The First Lady Laura Bush gave a tour to journalists to view this year's decorations : she talks with White House Executive Chef Cristeta Comerford in the State Dining Room of the White House in Washington, Thursday, Nov. 29, 2007. The theme this year is "Holiday in the National Parks".


Quelle merveille cet arbre de Noël de la Maison Blanche !
What a marvellous White House Christmas tree !



Ici la First Lady montre une boule de Noël représentant le Monument National en l'honneur du Vol 93 de Pennsylvanie sur l'Arbre de Noël de la Salle Bleue de la Maison Blanche.
First Lady Laura Bush shows a ornament honoring Flight 93 National Monument in Pennsylvania, on the Christmas Tree, in the Blue Room at the White House.


Là le Président et Laura Bush arrivent à "the Ellipse tree lighting ceremony". C'est le premier évènement de la saison de Noël à la Maison Blanche. La présentation officielle de l'arbre de Noël remonte à 1966 durant l'administration Johnson.
President and Laura Bush arrive at the Ellipse tree lighting ceremony. This is the first event of the holiday season at The White House. The official White House Christmas tree presentation dates back to 1966 during the Johnson Administration.



Le Père Noël et Madame Noël arrivent pour participer avec le Président Bush et lady Laura à l'illumination traditionnelle de l'Arbre de Noël National et le Pageant of Peace à l'Ellipse tout près de la Maison Blanche.
Santa Clause and Mrs. Claus arrive to help President Bush and first lady Laura Bush participate in the traditional lighting of the National Christmas Tree and the Pageant of Peace on The Ellipse near the White House.








Et les pensionnaires à quatre pattes de la Maison Blanche, Miss Beazley et Barney expérimentent avec prudence les premières neiges de la saison sur la Pelouse Sud de la Maison Blanche.
Miss Beazley and Barney investigate the first measurable snowfall of the season out on the South Lawn at the White House. ( Photo by Shealah Craighead )



Toutes les photos proviennent du site Free Republic. All the pictures come from Freerepublic.com


**************************

Wednesday, December 5, 2007

-SI de Rudyard Kipling-

.

Texte éternel toujours d'actualité, hors de toute référence occulte, ici.
Bel idéal que cet homme-là !


Si tu peux rester calme alors que, sur ta route,
Un chacun perd la tête, et te montre du doigt
Si tu gardes confiance alors que chacun doute,
Mais sans leur en vouloir de leur manque de foi
Si l'attente, pour toi, ne cause trop grand-peine :
Si, entendant mentir, toi-même tu ne mens,
Ou si, étant haï, tu ignores la haine,
Sans avoir l'air trop bon ni parler trop sagement

Si tu rêves, - sans faire des rêves ton pilastre
Si tu penses, - sans faire de penser toute leçon
Si tu sais rencontrer Triomphe ou bien Désastre,
Et traiter ces trompeurs de la même façon
Si tu peux supporter tes vérités bien nettes
Tordues par des coquins pour mieux duper les sots,
Ou voir tout ce qui fut ton but, brisé en miettes,
Et te baisser, pour prendre et trier les morceaux

Si tu peux faire un tas de tous tes gains suprêmes
Et le risquer à pile ou face, - en un seul coup -
Et perdre - et repartir comme à tes débuts mêmes,
Sans murmurer un mot de ta perte au va-tout
Si tu forces ton cœur, tes nerfs, et ton jarret
À servir à tes fins malgré leur abandon,
Et que tu tiennes bon quand tout vient à l'arrêt,
Hormis la Volonté qui ordonne : " Tiens bon ! "

Si tu vas dans la foule sans orgueil à tout rompre,
Ou frayes avec les rois sans te croire un héros
Si l'ami ni l'ennemi ne peuvent te corrompre
Si tout homme, pour toi, compte, mais nul par trop
Si tu sais bien remplir chaque minute implacable
De soixante secondes de chemins accomplis,
À toi sera la Terre et son bien délectable,
Et, - bien mieux - tu sera un Homme, mon fils.


****************


Eternal poem, always contemporary and in this case, free of any occult references.
What a marvellous ideal of a man !



IF of Rudyard Kipling

If you can keep your head when all about you
Are losing theirs and blaming it on you,

If you can trust yourself when all men doubt you.
But make allowance for their doubting too
If you can wait and not be tired by waiting.
Or being lied about, don't deal in lies,
Or being hated, don't give way to hating,
And yet don't look too good, nor talk too wise :

If you can dream -and not make dreams your master
If you can think -and not make thoughts your aim
If you can meet Triumph and Disaster
And treat those two impostors just the same
If you can bear to hear the truth you've spoken
Twisted by knaves to make a trap for fools.
Or watch the things you gave your life to broken,
And stoop and build'em up with worn-out tools :

If you can make one heap of all your winnings
And risk it on one turn of pitch-and-toss,
And lose, and start again at your beginnings
And never breathe a word about your loss
If you can force your heart and nerve and sinew
To serve your turn long after they are gone,
And so hold on when there is nothing in you
Except the Will which says to them : "Hold on!"

If you can talk with crowds and keep your virtue,
Or walk with Kings -nor lose the common touch,
If neither foes nor loving friends can hurt you,
If all men count with you, but none too much
If you can fill the unforgiving minute,
With sixty seconds' worth of distance run.
Yours is the Earth and everything that's in it,
And -which is more- you'll be a Man, my son !

**************************

Monday, November 26, 2007

-L'ANTIAMERICANISME AMERICAIN-

Ou " Comment l'anti-américanisme a-t-il pu infecter les écoles, les médias et Hollywood ? "
Excellent article de Daniel PIPES qui met en lumière le point de vue intéressant, original, et tellement probable de James Piereson du Manhattan Institute, sur le rôle réel de l'assassinat de John F.Kennedy par Lee Harvey Oswald.


Adaptation française: Alain Jean-Mairet

Qu'est-ce qui ne va pas avec le libéralisme américain? Qu'est-il arrivé au Parti démocrate sûr de lui, optimiste et pragmatique de Franklin D. Roosevelt, Harry Truman et John F. Kennedy? Pourquoi Joe Lieberman, leur plus proche successeur actuel, a-t-il été écarté du parti? Comment l'anti-américanisme a-t-il pu infecter les écoles, les médias et Hollywood? Et d'où vient la fureur aveugle des démocrates mise en lumière par des conservateurs tels qu'Ann Coulter, Jeff Jacoby, Michelle Malkin et le Media Research Center ?

Par un véritable tour de force ( en français dans le texte ), James Piereson, membre du Manhattan Institute, propose une explication historique à la fois inédite et convaincante. Son livre, Camelot and the Cultural Revolution: How the Assassination of John F. Kennedy Shattered American Liberalism (Camelot et la révolution culturelle : comment l'assassinat de John F. Kennedy a ébranlé le libéralisme américain – Éd. Encounter), attribue l'origine du glissement du libéralisme vers l'anti-américanisme au fait, en apparence mineur, que Lee Harvey Oswald n'était ni un ségrégationniste, ni un combattant de la guerre froide, mais un communiste.

Voici l'argumentation de Piereson:

Pendant les quelque 40 ans qui précédèrent l'assassinat de Kennedy, le 22 novembre 1963, le progressisme/libéralisme était la philosophie publique dominante et quasi-exclusive; Kennedy, centriste ferme et réaliste, était issu d'une tradition qui poursuivait avec succès l'expansion de la démocratie et de l'état providence.

En revanche, les Républicains comme Dwight Eisenhower n'avait guère d'alternative intellectuelle à opposer au libéralisme et se contentait de ralentir son avance. Les «vestiges» conservateurs menés par William F. Buckley Jr. n'avaient pratiquement aucun impact politique. La droite radicale, incarnée par la John Birch Society, éructait un fanatisme insensé et inefficace.

Piereson explique que si l'assassinat de Kennedy a si profondément affecté le libéralisme, c'est parce qu'Oswald, un communiste inspiré par la Nouvelle Gauche, a abattu Kennedy pour protéger le règne de Fidel Castro à Cuba contre un président qui, pendant la crise des missiles de 1962, avait brandi l'option militaire américaine. En bref, Kennedy est mort parce qu'il s'était montré particulièrement ferme dans la guerre froide. Les libéraux ont renâclé devant ce fait qui contredisait leur système doctrinal et ils ont préféré présenter Kennedy comme une victime de la droite radicale et un martyr de la cause libérale.

Ce phantasme politique suppose deux gestes audacieux.

- Le premier concernait Oswald :

* Ignorer ses idées communistes et le faire passer pour un extrémiste de droite. Ainsi, le procureur de la Nouvelle Orléans
Jim Garrison affirma qu' "Oswald aurait été plus à l'aise avec Mein Kampf qu'avec Das Kapital ".
* Minimiser son importance jusqu'à la totale insignifiance en émettant des théories à propos de 16 autres assassins ou en imaginant une énorme conspiration dans laquelle Oswald était un instrument de la mafia, du Ku Klux Klan, des Cubains anti-Castro, des Russes blancs, des magnats du pétrole texans, des banquiers internationaux, de la CIA, du FBI, du complexe militaro-industriel, des généraux ou du successeur de Kennedy, Lyndon Johnson.


- Une fois Oswald presque supprimé du tableau, voire transformé en bouc émissaire, les membres de l'establishment au pouvoir – Johnson, Jacqueline Kennedy, J. Edgar Hoover et beaucoup d'autres – passèrent à un deuxième geste, ahurissant : ils attribuèrent la culpabilité de l'assassinat non pas à Oswald, le communiste, mais au peuple américain en général et à la droite radicale en particulier, qu'ils accusèrent d'avoir tué Kennedy parce qu'il aurait été trop mou dans la guerre froide ou trop favorable aux droits civils des Américains noirs.

Voici quatre exemples parmi les éléments cités par Piereson pour étayer cette déformation délirante des faits :

= Le juge de la Cour suprême
Earl Warren décria ce qu'il considérait comme " la haine et la rancœur injectées dans le cœur de notre nation par des bigots."
= Le leader de la majorité du Sénat
Mike Mansfield pesta contre «la bigoterie, la haine, les préjugés et l'arrogance qui se sont concentrés dans ce moment d'horreur pour entraîner sa perte».
= Le membre du Congrès Adam Clayton Powell conseilla à la ronde : " Ne pleurez pas pour Jack Kennedy, pleurez pour l'Amérique."
= Un
éditorial du New York Times regretta «la honte que toute l'Amérique doit boire pour payer le prix du vent de folie et de haine qui a frappé le président John F. Kennedy».

Piereson voit dans cette " dénégation ou ignorance volontaire " des motivations et de la culpabilité d'Oswald, l'origine réelle du virage vers le pessimisme du libéralisme américain. "L'accent réformiste du libéralisme américain, auparavant empreint de pragmatisme et d'élan vers l'avenir, a été submergé dès lors par un esprit d'auto-condamnation nationale."

Le fait de considérer les États-Unis comme grossiers, violents, racistes et militaristes a fait passer l'effort central du libéralisme du pôle des affaires économiques à celui des questions culturelles ( racisme, féminisme, liberté sexuelle, droits des homosexuels ). Cette évolution a contribué à l'éclosion du mouvement de contre-culture de la fin des années 1960. Dans une vision plus large, elle a nourri un " reste d'ambivalence " quant à la valeur des institutions traditionnelles américaines et au bien-fondé du déploiement de la puissance militaire américaine, lequel continue de caractériser l'attitude générale du libéralisme, 44 ans plus tard.
C'est ainsi que le legs pernicieux d'Oswald a persisté jusqu'en 2007, continuant de léser et de pervertir le libéralisme et ainsi de polluer le débat national.


****************

Or " How did anti-americanism infect the schools, the media and Hollywood ? "
Excellent article of Daniel PIPES that emphasizes the interesting, original, and very probable point of vue of James Piereson, member of the Manhattan Institute, on the real role of the assassination of John F.Kennedy by Lee Harvey Oswald.

Lee Harvey Oswald's Malign Legacy
by Daniel Pipes
November 22, 2007

What's wrong with American liberalism? What happened to the self-assured, optimistic, and practical Democratic Party of Franklin D. Roosevelt, Harry Truman, and John F. Kennedy? Why has Joe Lieberman, their closest contemporary incarnation, been run out of the party? How did anti-Americanism infect schools, the media, and Hollywood? And whence comes the liberal rage that conservatives like Ann Coulter, Jeff Jacoby, Michelle Malkin, and the Media Research Center have extensively documented?

In a tour de force, James Piereson of the Manhattan Institute offers an historical explanation both novel and convincing. His book, Camelot and the Cultural Revolution: How the Assassination of John F. Kennedy Shattered American Liberalism (Encounter), traces liberalism's slide into anti-Americanism back to the seemingly minor fact that Lee Harvey Oswald was neither a segregationist nor a cold warrior but a communist.

Here's what Piereson argues :

During the roughly forty years preceding the Kennedy assassination on November 22, 1963, progressivism/liberalism was the reigning and nearly only public philosophy; Kennedy, a realistic centrist, came out of an effective tradition that aimed, and succeeded, in expanding democracy and the welfare state.

In contrast, Republicans like Dwight Eisenhower lacked an intellectual alternative to liberalism and so merely slowed it down. The conservative "remnant" led by William F. Buckley, Jr. had virtually no impact on policy. The radical right, embodied by the John Birch Society, spewed illogical and ineffectual fanaticism.

Kennedy's assassination profoundly affected liberalism, Piereson explains, because Oswald, a New Left-style communist, murdered Kennedy to protect Fidel Castro's rule in Cuba from the president who, during the Cuban missile crisis of 1962, brandished America's military card. Kennedy, in brief, died because he was so tough in the cold war. Liberals resisted this fact because it contradicted their belief system and, instead, presented Kennedy as a victim of the radical right and a martyr for liberal causes.

This political phantasm required two audacious steps.

- The first applied to Oswald:
Ignoring his communist outlook by characterizing him as an extreme rightist. Thus, New Orleans district attorney Jim Garrison asserted that "Oswald would have been more at home with Mein Kampf than Das Kapital."
Reducing his role to insignificance by theorizing about some sixteen other assassins or spinning a giant conspiracy in which Oswald was a dupe of the mafia, the Ku Klux Klan, anti-Castro Cubans, White Russians, Texas oil millionaires, international bankers, the CIA, the FBI, the military-industrial complex, the generals, or Kennedy's successor, Lyndon Johnson


- With Oswald nearly deleted from the narrative, or even turned into a scapegoat, the ruling establishment – Johnson, Jacqueline Kennedy, J. Edgar Hoover, and many others – proceeded to take a second, astonishing step. They blamed the assassination not on Oswald the communist but on the American people, and the radical right in particular, accusing them of killing Kennedy for his being too soft in the cold war or too accommodating to civil rights for American blacks. Here are just four of the examples Piereson cites documenting that wild distortion:

= Chief Justice Earl Warren decried the supposed "hatred and bitterness that has been injected into the life of our nation by bigots."
= Senate majority leader
Mike Mansfield raged against "the bigotry, the hatred, prejudice and the arrogance which converged in that moment of horror to strike him down."
= Congressman Adam Clayton Powell advised, " Weep not for Jack Kennedy, but weep for America."
= A
New York Times editorial lamented "The shame all America must bear for the spirit of madness and hate that struck down President John F. Kennedy."

In this "denial or disregard" of Oswald's motives and guilt, Piereson locates the rank origins of American liberalism's turn toward anti-American pessimism. "The reformist emphasis of American liberalism, which had been pragmatic and forward-looking, was overtaken by a spirit of national self-condemnation."

Viewing the United States as crass, violent, racist, and militarist shifted liberalism's focus from economics to cultural issues (racism, feminism, sexual freedom, gay rights). This change helped spawn the countercultural movement of the late 1960s; more lastingly, it fed a "residue of ambivalence" about the worth of traditional American institutions and the validity of deploying U.S. military power that 44 years later remains liberalism's general outlook.

Thus does Oswald's malign legacy live on in 2007, yet harming and perverting liberalism, still polluting the national debate.



***************************